Histoire d’autrefois

Garobier: pourquoi?

À l’époque féodale, la condition paysanne à Asnières est très difficile. Le paysan est soumis à la dîme du clergé et aux impôts levés par le seigneur. Par ailleurs, la terre n’est pas très généreuse. Dans ces conditions, à quoi bon se tuer à la tâche? La culture principale est la garoube ou garobe qui est le nom vulgaire de la gesse cultivée et qui appartient à la famille des légumineuses. Elle réussit bien sur les terres calcaires et pauvres et produit un fourrage de faible qualité. Cette culture pratiquée surtout à Asnières avait fait que les paysans des alentours les appelèrent les Garobiers. Ce surnom avait fini par avoir une forte connotation négative alors qu’aujourd’hui, clin d’œil de l’histoire, l’appellation devient un faire valoir!

Le garde-champêtre

Avis à la population! Après un long roulement de tambour, le garde-champêtre a sorti un papier de sa poche. C’est un cri, c’est une voix, l’avis de la mairie est lancé. Les gens ont eu le temps de sortir et ils tendent l’oreille…puis le garde-champêtre enfourche son vélo pour propager la bonne nouvelle ailleurs. Voilà une image que l’on ne retrouvera plus. Le dernier garde-champêtre à passer le tambour fut Raymond FILLON dans les années 60.

La Kichenotte

Autre image de cette époque révolue, c’est le port de la Kichenotte pour les femmes agées. Habillées tout en noir, le visage ridé et tanné par les travaux des champs, elles paraissaient au regard d’un enfant comme de très vieilles femmes et pourtant cette apparence devait être bien trompeuse. La Kichenotte était une coiffe qui se prolongeait en avant par un demi cylindre rigide et qui protégeait le visage des ardeurs de toutes sortes mais surtout de celles du soleil. Cette coiffe typiquement régionale se portait en Bretagne et en Saintonge. L’origine du nom est anglaise: « kiss not », voulant dire n’embrassez pas. En réalité peu de femmes portaient la Kichenotte à Asnières.

Les fêtes

Les fêtes traditionnelles avaient un caractère hautement convivial.

Les feux de joie de la Saint Jean au solstice d’été revêtaient un intérêt particulier. Chaque famille apportait un ou plusieurs fagots et une fois le feu allumé, c’était le temps des danses et des réjouissances.

La fête des conscrits était très importante pour les garçons. Réunis tous nus dans la salle de la mairie de Hiersac devant les autorités militaires, civiles et religieuses, ils passaient une visite médicale sommaire.

C’était le Conseil de révision, le début d’un parcours initiatique pour devenir adulte. Être bon pour le service se traduisait par être bon pour les filles, bon pour la gaudriole. Alors on chantait, on buvait, puis à la fin du banquet dansait qui pouvait!

La frairie d’Asnières

Elle avait lieu autrefois le premier dimanche après la fête dieu, mais la saison des foins se situant à la même époque, de nombreux propriétaires demandèrent à changer la date. C’est le premier dimanche de mai qui fut retenu.

La frairie de Neuillac, elle, avait lieu le premier dimanche d’octobre, fête des vendanges. Elle disparu dans les années 80.

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